Tom Cruise à l'initiative du projet
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C'est Tom Cruise qui se trouve directement lié à la naissance de Minority Report. Durant le tourange de Eyes wide
shut, le comédien tomba sur la nouvelle de l'auteur Philip K. Dick et, après lecture, décida immédiatement d'en faire part à Steven Spielberg en vue d'une adaptation cinématographique. On connaît la suite...
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Un nouveau défi pour Steven Spielberg
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Le réalisateur Steven Spielberg voit Minority Report comme une nouvelle étape dans sa carrière. "Je suis à une période de ma vie où je souhaite
expérimenter, relever des défis, aborder avec mes équipes des sujets nouveaux", confie-t-il. "Minority Report est un mystère, une énigme autour d'un crime futur, un film qui
vous embarque dans une aventure humaine : l'histoire d'un personnage marqué par une tragédie et qui tente de retrouver son équilibre."
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Une rencontre prévue de longue date
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Steven Spielberg et Tom Cruise envisageaient depuis longtemps de collaborer ensemble. Les deux hommes s'étaient rencontrés en 1983, à
l'époque de Risky business et étaient depuis en quête d'un projet commun. Minority Report fut l'occasion rêvée, même si
le tournage du film a d'abord été décalé de deux ans : quand la décision de mettre en chantier Minority Report a été validée, Cruise et Spielberg travaillaient en effet
respectivement sur M: I - 2 et A.I. Intelligence artificielle.
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Un projet très complexe
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La productrice Bonnie Curtis n'hésite pas à affirmer que Minority Report peut être considéré a certains égards comme "le film le plus compliqué de
toute la carrière de Steven Spielberg." A titre d'exemple, le projet nécessita pas moins de 481 plans d'effets spéciaux, un nombre qui n'avait pas été atteint chez
Spielberg depuis Rencontres du 3e type.
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Un environnement réaliste
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Steven Spielberg a souhaité que le public voie en Minority Report "une extension du monde actuel", comme le définit le chef décorateur
Alex McDowell. Spielberg lui-même explique avoir voulu que "cet environnement, très touffu, très détaillé, soit perçu comme une évidence, qu'on finisse par l'oublier
pour concentrer toute son attention sur le mystère."
John Underkoffler, professeur au M.I.T. (Massachussets Institute of Technology) et consultant sur le long métrage, déclare quant à lui que "le monde de Minority Report est plus
réaliste, plus âpre, plus nuancé que celui que nous présentent si souvent les utopistes. Il constitue une toile de fond passionnante."
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Une photo sombre pour un film noir...
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La photographie de Minority Report tient une place primordiale dans le film. Steven Spielberg se rappelle des premières indications données à
Janusz Kaminski, son fidèle directeur de la photographie depuis La Liste de Schindler. "J'ai expliqué à
Janusz que ce serait mon film le plus ténébreux, avec une image granuleuse, froide, ancrée dans l'univers âpre et brutal du film noir. Tout le contraire de la chaude atmosphère d'A.I. Intelligence artificielle".
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Tom Cruise : un cascadeur né !
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Tom Cruise est réputé pour vouloir, le plus souvent possible, effectuer les cascades de ses films lui-même, même les plus dangereuses. Steven
Spielberg se souvient : "Le jour où je suis allé le voir sur le plateau de M: I - 2, Tom exécutait une chute de trente mètres
au bout d'un filin d'acier...sans matelas de protection. J'ai demandé à John Woo : "Comment peux-tu lui laisser faire ça ?". Et John m'a répondu : "Essaye de l'en dissuader
!" Et de poursuivre : "J'ai donc conclu un accord avec Tom : "C'est moi qui déterminerai quelles cascades tu peux faire, et on s'en tiendra à mes décisions." Mais, finalement, c'est lui qui
a fait l'essentiel du travail."
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ILM au premier plan
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Le studio ILM (Industrial Light and Magic), qui avait déjà joué un rôle prépondérant dans de précédents films de Steven Spielberg, a cette fois-ci une nouvelle fois
occupé le devant de la scène. Les équipes ont ainsi du créer de nombreuses images de synthèses, comme pour l'impressionnante scène dans laquelle Tom Cruise évolue dans un
paysage autoroutier futuriste. "Le seul élément physique réel de cette scène est Tom, que l'on voit bondir hors de son véhicule et s'échapper en sautant sur les toits de voitures", explique
Scott Frankel, Superviseur compositions. "Tout ce qui l'entoure : les véhicules, l'immense paysage urbain avec ses centaines d'immeubles, ses fumées, etc..., est en images de synthèse."
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John Williams : une partition " en noir et blanc "
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Steven Spielberg et le compositeur John Williams collaborent ensemble de longue date. Pour Minority Report, Williams a
néanmoins changé sa manière de travailler, écrivant pour l'occasion ce que Spielberg décrit lui-même comme "sa première partition en noir et blanc". Le réalisateur poursuit ainsi :
"Alors que toutes ses partitions antérieures étaient, selon moi, "en couleur", celle-ci est plus expérimentale. On la ressent davantage qu'on ne l'entend."
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Des araignées audibles
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L'une des scènes les plus saissisantes de Minority Report est celle au cours de laquelle de nombreuses araignées mécaniques poursuivent le héros John Anderton. C'est une équipe
de chercheurs de l'Université de Cornell qui est parvenu à restituer les sons produits par ces arachnides, sons inaudibles chez l'homme. Gary Rydstrom, sound designer du
film, explique que cette équipe a "réalisé de magnifiques enregistrements d'araignées en mouvement ou occupées à leurs divers rituels. Ces sons, bien que naturels, ont un caractère étrangement
mécanique, qui évoque parfois le ronflement d'un petit moteur. La nature se révèle, une fois de plus, une fascinante et épuisante sonothèque..."
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